Hououououououou ! Dans le curieux Wolfman qui sort demain (10 février), Benicio Del Toro est déguisé en loup-garou. L’occasion pour Frédéric Foubert, dans le dernier numéro de GQ, de réviser l’histoire des grands méchants loups au cinéma.

LE PLUS POILU

The Wolfman (Joe Johnston, 2010)
« La différence entre Benicio au naturel et le Wolfman est très mince. À peine besoin de quelques poils supplémentaires. » explique le légendaire Rick Baker, maître ès maquillage velu. La preuve avec ce remake de The Wolf Man (en deux mots), un classique des années 40.

LE PLUS POLITIQUE

Wolfen (Michael Wadleigh, 1981)
L’auteur de Woodstock, utilise le folklore lycanthrope pour dresser un bilan de la contre-culture années 70. Les loups y sont les emblèmes d’une Amérique indienne et écolo en lutte contre le libéralisme triomphant. Le film fétiche des amateurs du genre.

LE PLUS CULTE

Le loup garrou de Londres (John Landis, 1981)
En mixant humour, horreur et hommage à la série B, Landis revitalise la tradition du film de loup-garou. Grâce à ses effets spéciaux révolutionnaires (pour l’époque), le film fascine Michael Jackson qui exige que Landis réalise son prochain clip : Thriller.

LE PLUS ŒCUMÉNIQUE

Underworld (Len Wiseman, 2003)
Si on parvient à se concentrer sur autre chose que les obsédantes combinaisons cuir de Kate Beckinsale, on peut lire dans ce Roméo et Juliette musclé un plaidoyer en faveur du métissage homme, loup-garou, vampire & co. On peut…

LE PLUS ZARBI

La Furie des Vampires (Léon Klimovsky, 1971)
En cherchant des bandes-annonces pour ce post, on est tombé sur ce film espagnol kitchissime où les loups-garous affrontent des femmes vampires, tout un programme…

Chaque lundi, Mathieu Le Maux (sport) revient sur une image, une action ou un homme ayant marqué l’actu sportive du week-end. Aujourd’hui, zoom sur Hatem Ben Arfa, joueur de l’Olympique de Marseille.

L’action est brève. Deux secondes tout au plus. Et seul le ralenti permet de goûter pleinement ce trait de génie. Dimanche soir, OM-Valenciennes (5-1), 31e minute de jeu. Hatem Ben Arfa – joueur stylé, tout en dribbles et reins cassés dont le talent peine à trouver sa régularité, entre dans le panthéon du beau geste en servant le non moins classieux Lucho d’une talonnade prenant toute la défense à contre temps.

On pense à Guti, évidemment, et à ce que les Espagnols ont depuis baptisé la talonnade de Dieu.
Mais on pense surtout à Hatem. Enfin décisif, enfin dans le coup, enfin Hatem. Réflexion d’un téléspectateur : « Ces gris-gris, c’est souvent inutile. Les mecs font ça pour la fameuse beauté du geste. C’est du bling-bling de l’ailier gauche. Mais quand c’est efficace, là, tout de suite, ça se transforme en bon goût. » Pas mieux.

M.LM

Anne Hathaway, c’est l’anti-Angelina Jolie d’après nos confrères du GQ Anglais. Elle fait la couverture du numéro de mars, et dans l’article que lui consacre Jonathan Heaf, il nous explique pourquoi votre sœur, votre mère et votre copine ne considèrent pas ce genre de fille comme une menace. Instructif.
Découverte dans Princesse malgré elle, gentille girl next door du Diable s’habille en Prada, bluffante en junky repentie dans Rachel se marie, elle est ces temps-ci à l’affiche de la comédie romantique Valentine’s Day (le 17 février) avant d’enchaîner avec le rôle de la Reine Blanche dans Alice au pays des merveilles de Tim Burton (24 Mars). Bref, même si Anne Hathaway s’avère, pour l’instant, plus une actrice de films pour filles, nos confrères britanniques nous prouvent qu’elle a tous les arguments pour plaire aux garçons.

J.B.

Chaque semaine notre chroniqueur David Abiker (GQ, France Info…) revient sur les buzz qui ont agité le Net les sept derniers jours.

Le nouveau truc branché, c’est la garde à vue. Les plus hype disent la GAV. Depuis que notre collaborateur Frédéric Beigbeder y a goûté, bobos et chalalas se pressent aux portes des commissariats pour essayer ce que l’auteur d’Un roman français appelle « le room service » en cellule. Fort d’un séjour réussi et profitable (Il en a fait un livre puis un Prix Renaudot), Beigbeder témoigne en vidéo sur le blog de l’avocat Patrick Klugman qui a prévu pour vous une foire aux questions-réponses pour préparer vos 48 heures au ballon. Klugman est d’ailleurs l’auteur du, Livre noir de la garde à vue – Parfait manuel de savoir vivre en commissariat (Nova Press).

La GAV, une nouvelle mode, au point d’ailleurs que mon camarade Matthieu Aron, du service enquêtes de France Info, publie lui Gardés à vue. Il révèle au passage que la garde à vue est bien plus que trendy. Ce ne sont pas 600 000 veinards qui l’ont testée pour vous l’an dernier, comme l’annonçait timidement le ministère d’Hortefeux, mais 900 000. Alors n’attendez plus…
Gardés à vue ou presque sont les participants aux huis clos du net. Ces 5 journalistes (4 mecs pour 1 fille, la pauvre) de la TSR, de la RTBF, de France Inter, de Radio Canada et de France Info . Prisonniers d’un Huis clos sur le net dans une ferme du Périgord pendant une semaine, ils ne pourront s’informer que via Twitter et Facebook. Autant demander à un RG de prévoir la une du JT en pratiquant des écoutes téléphoniques… En tout cas, les cinq compères risquent à leur sortie de ne plus pouvoir approcher un ordinateur et un magret de canard avant longtemps.
Pour terminer, une vidéo sur la gaine 18 h dégotée sur Culturepub.fr . Elle date de 1975. A priori çaa n’a rien à voir avec notre sujet. Et pourtant si. Je connais un vieux beau qui a connu le temps des gaines 18 heures de Playtex. Ca le révoltait et il le dit encore : « La gaine 18 h est au corps de la femme ce que la garde à vue est aux innocents ».

David Abiker

Qu’un rappeur aille en prison, ça n’a rien de nouveau. Mais que trois « gros calibres » du hip hop US soient incarcérés simultanément, c’est plus inattendu. C’est pourtant ce qui se passe ces jours-ci, Étienne Menu mène l’enquête pour Le blog de GQ :

Lil Wayne, c’est la Nouvelle Orléans, le combo dreads/lunettes noires/diamants dans les dents… Un sourire à la fois niais et vicieux, un timbre nasillard et épais, et un débit absolument unique, souvent délirant. C’est peut-être celui qu’on connaît le mieux des trois, normal en même temps, ça fait plusieurs années qu’il se proclame « best rapper alive » et qu’il enchaîne les tubes sans effort apparent. On connaît surtout « Lollipop », sorti il y a près de deux ans, mais il y a aussi, au hasard, « A Milli », minimal et martial, et son clip en forme de making of.
Son actualité ? Incarcération imminente pour possession illégale d’arme.

T.I., lui, représente Atlanta et joue sur un subtil équilibre entre le voyou et le dandy, capable d’assurer devant la belle-famille comme de cracher des paroles mégalomanes et socialement irresponsables. Nettement moins charismatique au micro que son rival de Louisiane, il le devance en revanche très nettement sur le plan plastique, et l’assume totalement de clip en clip (cf. exemple ci-dessous, qui résume bien le package T.I., fait de domination masculine, de jets privés et de bogossitude).
Il vient de passer près d’un an derrière les barreaux pour… port d’armes illégal, comme Lil Wayne. Il sort fin mars, et l’on imagine qu’un album sera peu après dans les bacs… Si toute fois T.I. a bien bossé en cellule. Ce serait ce qu’on appelle une réinsertion réussie.

Un peu moins énorme que ses deux concurrents, Gucci Mane (oui, il a choisi de se baptiser « Gucci »), lui aussi d’Atlanta, a longtemps mené une carrière semi-artisanale gérée à coups de mixtapes vendues de la main à la main. Cette stratégie marketing s’est révélée payante en termes de popularité, puisque on l’a vu apparaître en featuring sur dix-sept singles différents au cours de l’année passée (sans compter les remixes non-officiels !). En mai, il a fini par signer sur une major, Warner.
Et lorsque son album est sorti en décembre, il était en prison depuis un mois pour non-respect de sa liberté conditionnelle. Il avait déjà fait un tour à l’ombre il y a environ un an pour le même motif (on ne saura que trop rappeler l’importance de bien effectuer ses heures de TIG). ET il y était précédemment passé en 2005, pour agression d’un organisateur de soirées – incident semble-t-il classique dans la carrière de tout rappeur ghetto qui se respecte. Notre ami n’est donc plus ce qu’on appelle un primo-délinquant, et encore moins un primo-hit maker, comme en témoigne le faussement tranquille « Lemonade », où Gucci affirme son goût immodéré pour la couleur jaune (manque de pot, dans les prisons américaines l’uniforme est orange).

Etienne Menu

Chaque jeudi, Marc Beaugé (Style Academy) vous conseille un incontournable du vestiaire masculin. Aujourd’hui, le chandail marin, Binic, Saint James.

On a tous compris qu’en matière de mode, les pièces traditionnelles, avec une histoire et une légitimité, l’emportent largement sur les pièces de design pur, entourées de bavardage marketing. OK. Le problème est désormais de choisir entre deux pièces traditionnelles. Prenez le chandail marin (on ne dit pas « pull marine »). Maille serrée, rayures blanches. Cool, évidemment. Mais encore faut-il choisir le bon. Une alternative. 1/ Le pull intégralement rayé. 2/Le pull dont les rayures s’arrêtent à la poitrine. La différence est capitale. Essayez. Le pull intégralement rayé frôle le déguisement alors que son rival à l’air assez naturel, même à des kilomètres de Saint Malo. Autre argument en sa faveur ? Il compte 21 rayures, comme le stipule le règlement de la marine. Dans la colonne « authenticité », ça lui fait évidemment un point de plus.

Marc Beaugé

Belles et branchées, elles balancent leur tubes imparables sur les ondes. Dans le numéro de GQ de février, Géraldine Sarratia vous fait découvrir les bombes musicales de cette nouvelle année. Mais c’est encore mieux avec le son. Passage en revue.

Cheryl Cole, la plus « distinguée »

Femme du défenseur de Chelsea (Ashley Cole), elle est dotée d’un look et d’une plastique impeccable, mais son album R&B sirupeux 3 Word ne brille pas forcément par son originalité.

Uffie, la plus lolita

Un premier album produit par Mirwais (Music de Madonna), une dégaine de lolycéenne hyper sexy… Sur Sex Dream & Denim jeans, Uffie enlace pop, électro et gros son de Miami. Le must du printemps, et le coup de cœur de la rédaction de GQ.

Micky Green, la plus écolo-rock

Ex-mannequin, au airs de grande fille saine et à la dégaine rock, cette Australienne est devenue la coqueluche du public français… Et son premier album au groove très années 70 White tee Shirt devrait confirmer la « love affaire ».

À l’occasion de la sortie demain (3 février) du film de Guy Ritchie avec Robert Downey Jr., Jude Law et Rachel McAdams, le blog de GQ ressort la liste des meilleurs « Sherlock Holmes » d’Hollywood et d’ailleurs…

Le plus horrifique

Le Chien des Baskerville (1959) est un long métrage de la la Hammer Film, compagnie anglaise vénérée pour ses couleurs saturées et son penchant pour l’épouvante kitsch. Signé Terence Fisher, le film réunit Peter Cushing en Sherlock Holmes et Christopher Lee en Lord Baskerville.

Le plus irrévérencieux

Dans La Vie privée de Sherlock Holmes (1970), subtil film de Billy Wilder, le détective, interprété par Robert Stephens, est clairement dépressif et toxicomane, voir manipulé par son frère campé par… Christopher Lee.

Le plus Kawai

Si vous n’avez pas été enfant dans les années 90, vous vous demandez ce que le générique de ce dessin animé japonais fait dans notre sélection. Sinon vous êtes juste content de le retrouver.

Le plus classique

Les Aventures de Sherlock Holmes, tourné en 1939 par Alfred L.Werker et produit par Darryl F. Zanuck pour la Twentieth Century Fox, forment avec Le Chien des Baskerville et Sherlock Holmes et la voix de la terreur, la trilogie qui a fixé les attributs du personnage au cinéma.

Le plus bondissant

Même si l’action prend parfois le pas sur la déduction, ce Sherlock Holmes fonctionne, notamment grâce à la complicité des acteurs principaux crédibles en Holmes et Watson. Il parvient à renouveler le mythe même si, c’est vrai, l’objectif de Guy Richie semble avant tout de lancer une nouvelle franchise à succès.

Au cœur du temps, notre collaborateur Paul Miquel (sport/horlogerie) lance son blog consacré aux montres (montre.tumblr). Il propose chaque jour une photo des dernières tendances horlogères agrémentée de citations tirées de l’actualité et de la littérature. Ce carnet de tendances visuel séduira tous les amateurs de garde-temps haut de gamme (ou pas). Pubs, catalogues, prototypes, nouveautés, le meilleur des montre d’Audemar Piguet à Zenith et de Casio à Swatch, le blog qui réconciliera (enfin) Julien Dray et Nicolas Sarkozy.

J.B.

Plus fort que le beach-volley, moins homoérotique que le calendrier des « Dieux du Stade », voici la Lingerie Football League (LFL) , prononcez Line-Jeu-Ri, à l’américaine. Née en 2004 au Etats-Unis, cette discipline accrocheuse possède depuis 2009 sa propre ligue et sa soirée sur une chaîne du câble tous les vendredis de septembre à janvier. Mais les « playoffs » commencent jeudi, l’occasion de découvrir des équipes comme les Miami “Caliente », les Los Angeles “Temptation”, les San Diego « Seduction » ou les Seattle « Mist », ici en pleine action.

Nous aurions sans doute hésité vous parler de ce spectacle tonitruant sur le blog de GQ si nous n’avions découvert cette info capitale sur le site du quotidien de référence qu’est Le Monde (également relayée par celui du Nouvel Obs). De plus, ces équipes comptent déjà parmi leurs joueuses des stars comme la playmate Nikki Zeiring, et l’ancienne top Angie Everhart… Bref, un grand message d’espoir pour toutes les pom-pom girls et autres femmes de footballeurs qui en avaient marre de faire de la figuration…

J.B.

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